vendredi 13 mai 2022

Vendredi 13

Je me souviens rarement de mes rêves mais celui-ci m'a réveillé en sursaut, ce vendredi 13 mai 2022, au Hameau de l’Étoile. Il résonne personnellement pour moi. Je pense qu'il comporte aussi un enseignement universel.

 

Le propriétaire d’une entreprise familiale se prépare à prendre sa retraite et à passer la main à un couple de repreneurs, satisfait des bonnes affaires menées au cours de sa carrière.

Il me remet un bulletin, en me remerciant pour les services rendus dans l’opération. Je suis délivré de ma mission d’accompagnement. Je constate que j’ai de bons scores partout sauf en mathématiques, où je suis vraiment nul.

Je lui recommande de racheter une société de taxis mais il décline parce que ce n’est pas assez profitable.

Le couple de repreneurs constate un blocage dans une activité de surface, au moment du redémarrage de l’entreprise.

Le futur ex-propriétaire descend dans la cave pour identifier la cause du dysfonctionnement et en remonte en vomissant dans les machines, effondré de ce qu’il a découvert dans les entrailles de son entreprise.

Je savais depuis le début de ma mission de quoi il s’agissait mais le propriétaire ne voulait rien entendre.

 

Commentaire 

Voilà bientôt trois ans que je suis engagé dans la résistance civile et la désobéissance non violente. Je n’ai pas ménagé mes énergies à porter et soutenir, avec les autres rebelles d’Extinction Rebellion Belgium, nos trois demandes, contre vents et marées.

Aujourd’hui, à l’intérieur de moi, j’ai foi dans la puissance de vie, je peux abandonner la posture du "parleur de malheur" et délaisser la vision tragique du monde pour m’abandonner à la joie et à l’amour. J'en pleure.

 


 

mercredi 16 mars 2022

Zoo

Ce que nous faisons :

 

Prisons, camps et hospices : invisibiliser les surnuméraires.

 

Élevage, marquage et traçage : façonner les populations.

 

Confinement, isolement et rationnement : dresser les comportements.

 

Aliénation, exploitation et massification : détruire les âmes.

 

 

Ce que nous nous faisons :

 

En réduisant les animaux à des choses, c’est notre propre extermination comme espèces vivantes que nous préparons.

 

En traitant les animaux comme des bêtes, c’est notre propre assujettissement comme individus singuliers que nous organisons.

 

En manquant d’humanité pour les animaux, c’est notre propre capacité à rêver et à aimer que nous détruisons.

 

La déconsidération de nos interdépendances nourrit la sidération de nos inconscients.

 

 

Ce que nous nous laissons faire :

 

Humains et animaux, nous sommes la matière première des intelligences artificielles qui gouvernent le capitalisme.

 

Animaux et humains, nos existences sont vidées de leur substance pour servir le dépaysement d’une élite hors sol.

  

Humains et animaux, nos mondes sont encapsulés dans des environnements synthétiques.

 

Animaux et humains, nos futurs sont en captivité.

 

 


 

lundi 28 février 2022

Solastalgie

Limiter les dégâts, apprendre à mourir, aimer au-delà du désespoir

Il est peut-être trop tard pour empêcher le cataclysme. Il n'est pas trop tôt pour nous préparer à en renaître. Tant qu'il est encore temps, utilisons le temps qu'il nous reste pour faire l'amour révolutionnaire, malgré la guerre non déclarée contre le vivant.
 

Déployer une vision pour faire advenir un futur désirable, c’est avoir un coup d’avance sur un ennemi qui multiplie les narrations de diversion et les leurres en produisant, de toutes pièces et avec nos données personnelles, des environnements factices et obsolètes auxquels nous nous épuisons à nous adapter.

Dire la vérité après la COP26, c'est envisager le pire scénario sur le plan des conditions d'habitabilité. Agir maintenant, c’est imaginer le mo
nde que nous voulons dans ces limites imposées à la croissance. Au-delà de "Au-delà de la politique", c’est élaborer notre vision de la société post-croissance, sans attendre le parlement citoyen. 

C’est pourquoi je propose cette expérience de pensée aux leaders solastalgiques : quelles seraient nos institutions dans un monde à +4° et sans énergies nucléaire et fossiles, ni monnaie-dette, sans exploitation animale, sans violences sexistes et sexuelles, et sans police ni milice ?

Aimer, l'acte d'habiter son monde. Où et comment se relier à autrui, en conscience. Et si c'était la seule alternative à l'hiver nucléaire pour mettre un coup de froid au réchauffement climatique ?

 

 

NB. De retour, mi-février, du premier stage d'une formation à la Thérapeutique de la Kabbale, j'ai clarifié mes objectifs 2022 : poser mes pieds dans les pas des poètes, pour inspirer mes camarades et leurs allié.es, et dans ceux des prophètes, pour réparer nos mondes épuisés. Désormais, mon investissement va se prioriser sur l'accompagnement des personnes (leaders, rebelles, sorcières) engagées dans le combat spirituel mené par la puissance de vie. Je verrai au cas par cas comment je pourrais être le plus utile sur le terrain.

jeudi 20 janvier 2022

Portrait dans "Imagine. Demain le monde" n° 148

"Imagine. Demain le monde" me taille le portrait, sous la plume et l’œil de Christophe Schoune, le temps long d'un entretien stimulant.






 

dimanche 19 décembre 2021

Cévennes

Je reviens de quelques jours en Cévennes, terre des Camisards et des maquisards, avec un message.

La révolution écologique passe par une reprise des terres. A chaque citoyenne dans son bassin de vie, une parcelle de terre. Aléatoire, inconditionnelle et incessible.

Pour ce faire, nous devons accélérer les effondrements politiques du système prédateur du vivant. Après le temps de la rage, vient l'âge du courage. C'est le moment de la prophétie de Shambhala.

Ma priorité est de guider les guerriers de lumière. Ils sont, nous sommes, les alliés et les serviteurs des sorcières, gardiennes de la terre et du vivant, en nous et en dehors de nous.

La proposition tactique de Roger Hallam et les campagnes "Insulate Britain", "Letzte Generation" et "
Ultima Generazione" me remplissent de joie.

Si, pour moi, les mouvements de désobéissance civile comme Extinction Rebellion doivent recréer l'alliance des hobbits, des humains, des elfes et des nains, en leur sein le groupe affinitaire "Les Sacrifiés" doit offrir à l'Armée des Morts (les élites corrompues) l'occasion de racheter leur dette climatique et trouver la paix.

La résistance civile mine le système. Elle en nourrit la destitution. Cette révolution citoyenne préfigure l'abolition de la nécropolitique, régime de destruction du vivant, et revivifie nos mondes épuisés.  

L'autodéfense du vivant : désigner l'ennemi, le défaire et lui pardonner.

 


mercredi 15 septembre 2021

Devant le ravage

Ouvre ta cage, sors ta rage 

Les pauvres au servage, les riches sans sevrage 

Fini d'être sages, l'heure au courage

Sous les barrages, gronde l'orage 

Dans le naufrage, vient le redémarrage 

Malgré les outrages, l'amour fait rage





mercredi 18 août 2021

Samhain

Le GIEC le décrit : notre système s'autodétruit. C'est l'effondrement. La décroissance sans le capitalisme est guidée, à toutes les échelles, par les valeurs d'hospitalité, convivialité, frugalité et solidarité.

Dans sa croissance illimitée et incontrôlée, il mène la guerre au vivant. Dépourvu d'extériorité, il persiste à devenir son passé. Il n'y a pas d'alternative à l'obsolescence programmée du système : nous ne pouvons ni accélérer l'autodestruction, ni nous y opposer sans l'alimenter. 

Devant la nécropolitique (ce privilège exorbitant de quelques démiurges et leurs intelligences artificielles réunies au G7 de décider qui peut vivre et qui doit mourir), l'action directe non-violente figure le nouveau futur. A nous de propager la joie, ce désir d'ensemble tout changer, et nous préparer à habiter les ruines du système. Nées de la terre, nous sommes le vivant, nous sommes amour et rage.

Le cataclysme climatique est la manifestation physique de notre responsabilité humaine. Apocalyptique, l'Anthropocène est dévoilement ici-bas de notre futur déjà réalisé par notre puissance d'agir en commun. Que nos institutions politiques s'alignent sur l'inconscient cosmique.

 

Banksy 2021 (Nicholas Everitt Park, Oulton Broad, Suffolk)