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samedi 18 novembre 2023

Tarification ouverte

Ma nouvelle tarification en 2024

A partir du 1er janvier, j'applique de nouveaux tarifs, première modification depuis le début de ma pratique professionnelle en 2009.

Mon objectif est de continuer à vous proposer un accompagnement sur mesure et à un prix abordable, malgré l'augmentation du coût de la vie (loyers, fiscalité), tout en finançant l'amélioration continue de mes prestations par des formations de qualité.

Vous payez ce que vous pouvez (séance d'une heure) :

  • Solidaire : 80 euros
  • Santé : 70 euros
  • Social : 60 euros

Pas de justification, vous décidez en liberté et conscience.

Applicable aux consultations en cours et aux nouvelles. TVA 21% en sus en cas de facturation.




jeudi 16 novembre 2023

Réalité augmentée

"J'emménage dans un appartement. Tout est en ordre. Il y a une colocatrice, une jeune musulmane, qui vient m'accueillir. J'ai des tatouages colorés, faits de lignes. C'est une réalité augmentée. Je suis conscient que je suis réveillé. Le rêve se superpose à la réalité".

Tel est le rêve reçu par un participant le matin de l'atelier "Contes et rêves", lancé ce mardi 14 novembre. Le rêveur se réjouit de se souvenir de ce rêve, le 5e de son existence de quadra. Le rêve a été analysé avec le rêveur dans l'atelier. Sa portée est aussi plus large.

En effet, avant l'arrivée tardive du participant, nous avions contemplé le conte du Faiseur de pluie. L'objectif était de donner voix à l'invité-mystère dont la chaise avait été laissée vide, en introduction à la question "Quelles sont vos expériences personnelles de la matière psychique?".

Remercions ici l'enseignement du Soi en ouverture et bénédiction de notre atelier, par la médiation de la rencontre synchronistique (mais asynchrone) entre le conte et le rêve reçu le matin même : la matière psychique est une "réalité augmentée" (comme l'a décrite le rêveur lui-même). 

Que la pluie soit, et la pluie fut.


Jung, L'homme et ses symboles, p. 160

vendredi 28 juillet 2023

Orénoque

Porté par les symboles de l'inconscient, je suis remonté, parfois à contre-courant de mes croyances, aux sources de ma vie intérieure. 

Guidé par la sagesse et la joie de l'enseignement, j'ai découvert les affluents et les méandres des vaisseaux qui irriguent ce continent inexploré.

De conte en rêve, le travail du Soi alimente la différenciation de la matière animée. De contemplation en interprétation, de questionnement en engagement, le Moi se creuse pour recevoir l'initiation. 

Surmonter les oppositions, sous la transcendance du non-agir, pave la voie à l'individuation. D'unilatérale, la puissance s'abandonne en présence et réciprocité. 

La parole se fait mantique, écho inouï de l'esprit quantique. Et à l'unisson des chants, de cantique en cantique, vibrent les amours synchronistiques.

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Retour d'expérience de mon stage "La vie symbolique de la psyché", dans le cadre de ma formation à l'École du Rêve et des Profondeurs. Le titre du billet m'est venu de manière synesthésique avec l'image du fleuve dans la forêt, associée à l'anagramme d'"onirique".



dimanche 12 mars 2023

Reviviscence

Dernier stage de mon premier cycle de formation à la Thérapeutique de la Kabbale : je reviens de loin, depuis février 2022. J'ai renoué avec le désir de la relation avec les autres, en moi et autour de moi. La douleur fait place à la douceur, la colère à la joie. Et l'amour se manifeste à nouveau dans ma vie.

Je repars avec un enthousiasme renouvelé pour l'expérience : mon éventail de pratiques thérapeutiques s'est enrichi d'un soin spirituel de poche, pour les premiers secours, et d'autres protocoles (la grande horloge, les 10 vortex, les Sephiroth dans la peau et les mots-canaux) de réharmonisation énergétique.

Travailler sur le plan quantique ouvre la psychologie du Moi à la guérison de ses rapports toxiques aux mondes et nous reconnecte, en confiance et par la foi, à la communauté bienveillante de la création continue.
 



lundi 27 février 2023

Blablacan

Nouvelle étape à l'école du rêve pour me laisser plonger dans les profondeurs de la tradition psychanalytique : l'enseignement reçu ces derniers jours portait sur Lacan.

Mon préjugé sur Lacan était d'avoir affaire à un bavardage obscur et verbeux, produit à la cantonade par un maître-penseur autoritaire et prétentieux. Quel bataclan.

Surprise, j'ai bénéficié d'une traduction et d'une translation alchimiques, opérées par un Pierre Trigano philosophal. Sous sa lumière, le jeune Lacan était déjà un Lacan Jung, annonçant le vieux Lacan claquant le bec au père Sigmund, illustration de courants hérétiques dans la psychanalyse. Retour sur Lacan, retour à Jung.

Ensuite, j'ai fait l'expérience d'un déplacement dans la matière psychique qui décentre mon point de vue sur la vie. Méditer me fait changer de vibration, entraîne un état modifié de conscience, donne accès à la fréquence ondulatoire de la réalité et cultive le non-agir pour laisser advenir ce qui est. Comme ce voyage initiatique conduit par ma belle inconnue aux yeux verts, rencontrée dans mon rêve ci-dessous, en ouverture du stage.

Bref, je suis arrivé en blabLacan/r. Je repars en tram.

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Mon rêve du 23 février 2023

"Je rentre dans un tram par l'arrière. Il vient de démarrer. C'est une jeune femme qui m'ouvre la porte de l'intérieur. Je rejoins cette jeune femme inconnue dans le cockpit du tram. Elle m'explique qu'elle n'est pas habituée à manœuvrer ce genre de véhicule hypermoderne dans les rues étroites de la vieille ville.

Ensuite, une fois arrivés à destination, elle se baigne dans un bassin blanc en forme d’œuf, tout en me parlant tranquillement. Je suis surpris de constater qu'une telle baignoire équipe les transports collectifs. Je suis également nu, un peu gêné par la situation érotique.

Nous marchons ensemble dans la rue. Elle me demande où je souhaite l'amener. Je lui réponds que je la conduis dans un parc. Elle n'a pas l'air ravie par cette perspective et me demande si je sais cuisiner des cailles. Je la regarde et constate qu'elle a de beaux yeux verts, profonds et clairs.

Je lui réponds qu'il faut d'abord leur couper la tête avant de les éviscérer et de les plumer. Elle me dit 'Non, pas du tout. Il faut, vivantes, leur mettre le bec dans le gosier. Il faut retourner leur tête dans le ventre tout en les gardant vivantes, pour former une sorte de boucle'.

Nous nous approchons d'une gare, dans la pénombre, en chemin vers l'endroit où cette jeune femme nous amène.

Pendant que nous marchons, elle glisse sa main dans mon pantalon et me caresse les fesses. Pendant qu'elles sont à nu, et tout en marchant et en discutant, elle me masturbe le sexe. Je suis gêné mais c'est agréable."

 

dimanche 1 janvier 2023

Résurgences

Mes intentions pour l'année qui s'ouvre :

  • faire de ma maison un lieu d'accueil, un havre de paix et une base arrière pour mes proches;
  • nourrir et habiter le grand amour de ma dernière période de vie;
  • apprendre et pratiquer le soin spirituel au service de l'autodéfense populaire du vivant;
  • cultiver l'humour, le bonheur et la générosité dans tous les aspects de mon existence. 

 Plus vieux, plus pieux.

 

 
 

samedi 22 octobre 2022

Vendredi 21

La scène se passe dans un chalet. Nous sommes 6-8 personnes, à faire des expériences et à préparer des opérations dans le plus grand secret. Je ne connais pas les participant.es, ni la cible, ni la finalité de notre activité. Je sais que nous ourdissons un complot.

Nous changeons de salle pour partager nos résultats et préparer leur restitution publique. Un grand homme, maigre, roux, au ton blafard et à la peau jaune (la caricature du savant fou, tout en étant un peu repoussant), écrit sur le tableau blanc des mots en allemand, en style gothique, péniblement et sur un mode robotique. Mots que je devrais prononcer en tant que porte-parole du groupe et signature de nos travaux.

Je m'insurge et saute littéralement à la gorge de cette étrange créature, charismatique et abjecte à la fois, en lui disant que ce qu'il a écrit sur le tableau ne veut rien dire, est une caricature sordide de l'allemand, pleine de ressentiment et de règlement de comptes, et trahit nos travaux tels qu'ils avaient été élaborés et validés ensemble dans l'autre pièce.

 ***

J'ai reçu ce rêve vendredi 21 octobre 2022, au Mas de Luzière, dans le cadre d'un stage de Thérapeutique de la Kabbale. La nuit précédente, j'avais été réveillé par des battements d'ailes autour de moi : deux chauves-souris virevoltaient dans ma chambre, comme si elles me partageaient un message invisible, en ce jour anniversaire de la mort de mon père.  

Ce samedi, le point de réalisation de ma conversion spirituelle, engagée début de l'année, est atteint en recevant le rêve suivant : 

"Ce matin, quand mon réveil a sonné, j'étais occupé à expliquer aux personnes réunies autour de moi que, né dans un corps de garçon, j'étais en réalité une femme". 




lundi 19 septembre 2022

Vivre

Je reviens transformé par mon stage de Thérapeutique de la Kabbale. 

 

J'y ai pratiqué le massage vibratoire (réharmonisation de l'être par imposition des mains sur le corps énergétique), en complément à la méditation hébraïque (visualisation active de notre arbre de vie, structure fondamentale de tout être). 

 

Je partage les paroles sacrées reçues en travaillant, comme massé, sur '"Que faire de ma colère d'activiste de la justice écologique et sociale?". 

 

"Je sais que la vie aura le dernier mot [malgré la menace existentielle d'extinction de l'espèce humaine, documentée par le GIEC] et cela me donne la force d'avoir le courage de poursuivre la lutte". 

 

Ou : comment l'ouverture inconditionnelle à l'amour fou pour la vie entraîne des guérisons miraculeuses par réparation des blessures de mon âme et renforce son incarnation ici-bas.


Écrite l'an dernier, ma "Déclaration de terre" prend sa source dans la puissance du bonheur plutôt que cultiver l'énergie du désespoir.
  

 

Texte politique, je découvre qu'il est inspiré par plus grand que moi et signe mon acte de naissance terrestre.

La spiritualité de l'être sans le tragique de l'existence, c'est aussi simple que cela.

Et, pour Extinction Rebellion, j'encourage l'intégration de cette approche dans notre culture régénérative afin d'incarner "Love & Courage" dans nos corps et préfigurer notre monde non-violent.

Plus haut, plus loin




vendredi 13 mai 2022

Vendredi 13

Je me souviens rarement de mes rêves mais celui-ci m'a réveillé en sursaut, ce vendredi 13 mai 2022, au Hameau de l’Étoile. Il résonne personnellement pour moi. Je pense qu'il comporte aussi un enseignement universel.

 

Le propriétaire d’une entreprise familiale se prépare à prendre sa retraite et à passer la main à un couple de repreneurs, satisfait des bonnes affaires menées au cours de sa carrière.

Il me remet un bulletin, en me remerciant pour les services rendus dans l’opération. Je suis délivré de ma mission d’accompagnement. Je constate que j’ai de bons scores partout sauf en mathématiques, où je suis vraiment nul.

Je lui recommande de racheter une société de taxis mais il décline parce que ce n’est pas assez profitable.

Le couple de repreneurs constate un blocage dans une activité de surface, au moment du redémarrage de l’entreprise.

Le futur ex-propriétaire descend dans la cave pour identifier la cause du dysfonctionnement et en remonte en vomissant dans les machines, effondré de ce qu’il a découvert dans les entrailles de son entreprise.

Je savais depuis le début de ma mission de quoi il s’agissait mais le propriétaire ne voulait rien entendre.

 

Commentaire 

Voilà bientôt trois ans que je suis engagé dans la résistance civile et la désobéissance non violente. Je n’ai pas ménagé mes énergies à porter et soutenir, avec les autres rebelles d’Extinction Rebellion Belgium, nos trois demandes, contre vents et marées.

Aujourd’hui, à l’intérieur de moi, j’ai foi dans la puissance de vie, je peux abandonner la posture du "parleur de malheur" et délaisser la vision tragique du monde pour m’abandonner à la joie et à l’amour. J'en pleure.

 


 

mercredi 2 mai 2018

Soin spirituel


Retour à unif : à l'automne, je travaillerai le thème "Comment accompagner nos transitions de vie ? Naissance, mourance, croissance" dans le cadre de l'Université des Aînés de Louvain-la-Neuve. 

Nos existences sont ponctuées d’étapes inéluctables face auxquelles nous pouvons nous sentir démunis : naître, grandir, perdre, mourir. De quelles ressources disposons-nous pour faire face à ces moments? Comment partager avec nos proches les enseignements retirés de ces épreuves ? A quels enjeux et problèmes être attentif pour nous orienter avec succès dans ce questionnement ?

Le cours s’appuiera sur mon expérience clinique de l’accompagnement des adultes et des professionnels afin de clarifier quelques concepts issus de la littérature savante. En complément, il s’agira aussi d’exposer les bénéfices attendus de démarches telles que l’hypnose, la thérapie EMDR ou l’analyse de rêves. 

Cette introduction personnelle aux notions de "soin spirituel" (Canada) et d’"accompagnement spirituel" (Suisse), neutre par rapport aux confessions religieuses, se déroulera en 4 séances (mercredi 10 octobre 2018, 24 octobre, 14 novembre et 28 novembre, de 09h00 à 11h00) au Centre Tonaki (1 Voie de la Petite Reine, 1348 Louvain-la-Neuve).



lundi 5 mars 2018

Trompe-l'oeil


« Trop nul pour faire pitié : quoi que j’en pense, je suis bien avec ce que je suis ». Faute d’avoir investi ma mission de vie, moi, W.B., concierge misanthrope et affligeant paquet de détestation, j’ai ciselé mon épitaphe. Dans cette autobiographie en cours de rédaction, je présente les différentes entités que je côtoie et donne accès à mon langage intérieur.

Le récit de ma mise en bière déroule les hommages posthumes de mes compagnons de cellule. Il y a Monsieur Igor, le gorille cosmique, Bannik, le farfadet potache, Karl-Otto, le technocrate glacial, Jeromeke, le paladin secourable, Tsim-Tsoum-Yang, l’artichaut mystique, et Navy, le chœur du Soi. Quelques visiteurs assidus les fréquentent : des Milfs, des Ephèbes Ephémères et des Papas Poulpes.

Tout a commencé lorsque j’ai renoncé à mes perversions et au confort qu’elles procuraient. J’ai en même temps liquidé toute prétention à être exceptionnel. Enjeu : suspendre mes mécanismes de défense inconscients et me rendre vulnérable aux relations sociales réellement existantes.

Mon calvaire vient de devoir faire semblant. J’ai rencontré l’amour inconditionnel, et quoi que je fasse pour m’en débarrasser, je suis forcé d’essayer de rendre la pareille à ma généreuse donatrice. Alors qu’à l’intérieur de moi règne la désolation, dernier rempart à l’angoisse de néantisation.

Nul n’échappe au poison de la conditionnalité : tel le scorpion, il se retourne tranquillement sur lui-même. Jusqu’à secréter la honte d’être inadéquat. Si tu existes, tu es imparfait, si tu es parfait, tu n’es pas né. Pauvre poisson.

Mon dernier mythe personnel s’est effondré. Je pensais pouvoir attribuer mon exceptionnalité aux noces sordides d’un violeur sexagénaire et d’une incestueuse mélancolique. Papa, Maman, les faits n’ont pas tenu devant la corrosivité de mon jugement interne impitoyable. Quand on ne s’accorde pas de valeur, on se donne de l’importance.

Comment, sans plus pouvoir être le héros de ma vie, guérir du mal subi ? La surpuissance repliée sur elle-même sous forme d’autohumiliation n’est qu’un vain simulacre d’humilité. J’ai longtemps nourri l’espoir secret et mégalomane qu’en convoquant Dieu il répondrait, dans sa miséricorde, à mes supplications.

Si je retire une certaine jouissance à m’identifier à un tableau clinique psychopathologique, liquider mes perversions m’a précipité dans la souffrance. Je suis le seul objet sur lequel m’acharner sans relâche et sans espoir. A défaut d’être spécial, je fantasme l’imperfection. Trop lâche pour finir en beauté, je célèbre en grandes pompes funèbres mon auscultation psychique. Trop envieux pour assumer le risque de mes ambitions, je sublime ma grandeur déchue en fausse modestie.

Cultiver l’abnégation ne fera pas de moi un altruiste authentique et, sans attendre d’être démasqué comme imposteur, je m’inflige avec cruauté un nouveau tourniquet de tourments psychiques. On n’a que le bien que l’on se donne. Et surtout, on n’est jamais aussi bien desservi que par soi-même. L’autoflagellation ne me rendra pas disponible pour l’élection divine.

Comment authentiquement sacrifier mon Moi grandiose sans brandir le scalp d’Hara-Kiri en trophée ? Mettre en scène mes propres funérailles fera-t-il taire tout ce vacarme existentiel ou, ultime trompe-l’œil, est-ce simplement une nouvelle manifestation de mon narcissisme compulsif ? 


jeudi 19 mars 2015

Trumma

"J'annonce à trois femmes, à la fois familières et inconnues, des amies proches de Frédérique, la naissance prochaine de notre fille. Elle s'appelle Trumma, contraction de Trauma (traumatisme), Uma/Emma (femme sensuelle) et Droom (rêve en néerlandais). Je ressens beaucoup de joie dans le coeur." Au réveil, je sais qu'il s'agit de mon Anima, la figure féminine de mon être, Alter Ego émotionnel et relationnel de mon masculin, sentinelle de mon inconscient personnel et passerelle vers l'inconscient collectif, cette psyché objective rencontrée par C. G. Jung.  

Je me souviens à nouveau de mes rêves depuis la mi-février 2015, après la longue nuit de ma vie intérieure dont l'origine se perd dans le temps. Je fais désormais l'expérience de l'autonomie de cette présence dans mon corps : l'"Homme-Rêve" est là, disponible et patient, habitant la "Montagne rouge". J'apprends à l'apprivoiser, il me guide dans mon chemin. "Cela fait si longtemps" ouïs-je, ému aux larmes, lors de nos retrouvailles. Jusqu'alors, mon Anima se projetait sur les femmes que j'ai aimées : dans sa version négative pendant ma première vie, dans son versant riche en paix depuis 14 ans. A l'oeuvre au noir a succédé l'oeuvre au blanc. Le moment est venu aujourd'hui de "retirer mes projections sur le monde, recouvrer mon pouvoir d'action dans le monde et commencer à me vivre complet".

J'avais reçu le programme de ma mue dès mon premier rêve : "Lilliputien, ma progression dans cette jungle touffue, étrange tapisserie en laine de yak, est lente et semée d'embûches, je me dépouille de mes systèmes de défense narcissique et m'abandonne sans résistance rationnelle à ce qui advient, aux antipodes de ce que je connais". Dans la foulée, le travail en thérapie EMDR m'a plongé incandescent dans la catastrophe familiale, gelée depuis 10 ans dans la culpabilité : indispensable purification de mon Moi. Depuis j'apprends, au jour le jour et dans mon corps, qu'il m'est impossible de guider quelqu'un là où je ne suis encore jamais allé. Le reste est expérience de l'ineffable : "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire" (Wittgenstein).