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dimanche 15 octobre 2023

Réalisme


"Chez le réaliste, ce n'est pas la foi qui naît du miracle,
c'est le miracle qui naît de la foi" 


Je clôture un premier cycle de rencontres avec le Yoga Intégral. 

Il s'agit d'une lecture commentée de textes de Sri Aurobindo et Mère, sélectionnés en 2023 autour du thème "Se guérir, guérir les autres et le monde". Des pratiques de méditation collective complètent l'enseignement oral par Pierre Trigano.

L'enjeu est de communiquer avec la conscience de nos cellules pour y faire vivre le divin en nous, abandonner le monde de l'ignorance et du mensonge et faire advenir la nouvelle physique ici-bas, en transmutant la vibration.

***

Mon retour cosmopoétique :

Nous sommes embarqués dans une croisière inédite, portés par les flots ondulatoires, louvoyant entre ascenseurs émotionnels et encenseurs bienveillants. Merci à notre joyeuse et généreuse farandole.

Merci Pierre de conduire cette navigation inspirée dans les méandres du Yoga Intégral, malgré les forces adverses qui déclenchent les tempêtes de malheur dans le monde.

J'en retiens la pluie de lettres hébraïques dorées qui a baptisé ma montée dans le vaisseau, lors de notre méditation, vendredi 13 octobre.

D'un stage à l'autre, je vis le réalisme de la foi.



vendredi 28 juillet 2023

Orénoque

Porté par les symboles de l'inconscient, je suis remonté, parfois à contre-courant de mes croyances, aux sources de ma vie intérieure. 

Guidé par la sagesse et la joie de l'enseignement, j'ai découvert les affluents et les méandres des vaisseaux qui irriguent ce continent inexploré.

De conte en rêve, le travail du Soi alimente la différenciation de la matière animée. De contemplation en interprétation, de questionnement en engagement, le Moi se creuse pour recevoir l'initiation. 

Surmonter les oppositions, sous la transcendance du non-agir, pave la voie à l'individuation. D'unilatérale, la puissance s'abandonne en présence et réciprocité. 

La parole se fait mantique, écho inouï de l'esprit quantique. Et à l'unisson des chants, de cantique en cantique, vibrent les amours synchronistiques.

*********

Retour d'expérience de mon stage "La vie symbolique de la psyché", dans le cadre de ma formation à l'École du Rêve et des Profondeurs. Le titre du billet m'est venu de manière synesthésique avec l'image du fleuve dans la forêt, associée à l'anagramme d'"onirique".



mardi 27 juin 2023

Vortex

 
Vortex, manifeste d'écologie non-dualiste

Diagnostic cosmopoétique* de notre époque

 

Le vivant est un processus continu d'auto-différenciation conduit par le Soi, étincelle en nous d'une sphère infinie dont le centre est partout et la périphérie nulle part.

Son enjeu est de réaliser l'union harmonieuse des contraires, malgré la division sans répit des identiques, œuvre diabolique.

Dans son mouvement, ce processus connaît des moments de dégénérescence, se manifestant sous forme de pathologies sociales et de régressions politiques.

Ces tendances à la crise sont exploitées et amplifiées par des acteurs en quête d'hégémonie, déclenchant la dédifférenciation des structures et des institutions sociales ou l'indifférenciation des personnes et des espaces publics.

L'accélération de ces déconnexions systémiques provoque la sidération des organisations existantes et entraîne la déconsidération des êtres vivants.

En santé mentale, les symptômes d'anxiété, de désorientation et de confusion sont les conséquences de la stratégie du choc menée par le capitalisme du désastre. Ses égrégores malades, les fantasmes de complot, perpétuent le système destructeur.

La surveillance de masse, la marchandisation du temps de cerveau et la brutalisation des conflits verrouillent la réduction en zombi. Il faut imaginer Sisyphe heureux, tel le hamster dans sa roue.

Dominée par le dualisme, conditionnée par le matérialisme et idolâtre du scientisme, la démesure d'avoir prétend pouvoir s'affranchir des limites physiques de l'être, à tous les degrés de l'échelle cosmique.

L'hybris transhumaniste effleure aussi le temps mythique où les chimères au statut ambivalent côtoient les créatures hybrides, ce temps du rêve dans lequel coexistent la communication spontanée avec le non-visible et les impostures calculées par les intelligences artificielles.

La dernière utopie avant l'extinction de notre étoile est, pour Icare, de se laisser blesser par l'espérance et vivre humblement l'expérience de la reliance. Embrassons la considération pour le vivant en et autour de nous, en alternative à notre domination exorbitante sur lui.

Afin de surmonter les résistances du passé projetées depuis le présent et faire advenir notre nouveau futur, les voies quantiques du non-agir interrompent la spirale mortifère en réalignant les deux foyers de l'esprit: le Moi, centre lucide de la conscience individuelle, et le Soi, noyau transcendant de l'inconscient collectif.

Comment suis-je passé de l'activisme climatique au soin spirituel sans renoncer à l'écologie politique? Il s'agit d'un changement d'attitude: je me suis extrait du conditionnement par la dualité et ouvert à l'harmonisation de l'être.

En 2022, j'ai vécu une conversion bouleversante qui m'a réconcilié existentiellement avec la puissance de vie. Depuis, j'accompagne les personnes dans leur ouverture à l'expérience de la foi. Et à y recevoir la force d'avoir le courage de protéger ce à quoi nous tenons.

Pas d'autodéfense sans transcendance, pas de descendance sans décroissance. Cet apprentissage est un fécond enseignement. Il me semble important de le partager dans mon métier et avec mes camarades de lutte.

Du fond de sa casserole, que ressent la grenouille pour le canari dans la mine? Méditer ne nous exonérera pas de militer pour devenir le changement que nous voulons voir dans le monde. La lame de la désobéissance civile se trempe dans la forge de l'écopsychologie.  

Proie furtive de la raison computationnelle, le vivant est l'Incalculable. La violence, l'incommunicabilité.

 

* "La sécession marronne relève d'une "cosmo-poétique" (du grec kosmos, le "monde" dans la beauté de son ordonnancement, et poiêsis la "production" d'une œuvre) : elle est "production d'un monde", création d'un "dehors" qui aura valeur de refuge et d'utopie concrète pour tous ceux et celles restés en captivité" (Dénètem Touam Bona, Sagesse des lianes, Post-éditions, 2021, p. 139).

 


 

mardi 23 mai 2023

Ubiquité

 
Protocole de méditation pour le soin de l’âme d’un tiers

 
1. Contexte

L’intervention thérapeutique ci-dessous est destinée à prendre soin d’autrui (humain.e, autre qu'humain.e, présent.e, absent.e, défunt.e, etc.) avec qui une des personnes méditantes à un lien affectif et qu’elle peut personnifier. Par extension, cette approche est applicable à une relation, personnelle ou sociale, en souffrance (conflit, séparation, deuil non résolu) dans l'objectif d'y apporter la paix et la sérénité.

Il s’agit d’une pratique de visualisation inspirée du "Yoga Intégral" de Sri Aurobindo et Mère, telle qu’enseignée dans l’École du Rêve et des Profondeurs. Le principe actif est l’ubiquité de la conscience des cellules: nos cellules peuvent matérialiser celles de la personne bénéficiaire (qu’elle soit à l’état de corpuscule ou d’onde).

2. Intervention
 

2.1. Il est proposé de travailler en deux temps. D’abord, une pratique individuelle et non-synchrone de la méditation, chacun.e de son côté. Une séance hebdomadaire de 60 minutes maximum pendant 6 semaines suffit. La répétition, la discipline est la base du yoga.

 

Ensuite, une pratique collective et simultanée. Cette deuxième étape (à pratiquer le cas échéant via une plateforme de visioconférence) pourrait être introduite et guidée par un.e professionnel.le. Une séance mensuelle de 60 minutes maximum pendant 6 mois suffit.


2.2. Mantra de référence:
  • "Aum" (Ô Suprême)
  • "Namo" (Je T'aime et je m’abandonne à Toi) 
  • "Bagavathé" (Je T'aime et Tu Te manifestes à travers moi)
 
2.3. Chaque séance de méditation se structure en trois étapes:

a) s’installer confortablement, les yeux fermés et les pieds posés au sol, prendre trois respirations profondes et porter son regard intérieur sur le sommet de son crâne, en récitant pour soi-même le mantra de référence, en se laissant accompagner par sa respiration lente et profonde. Pendant 10 minutes minimum;

b) ensuite, porter son regard intérieur sur le cœur et dialoguer avec nos cellules:

i. se connecter à l’Être psychique situé derrière le cœur;

ii. visualiser l’Océan de lumière;

iii. y accueillir l’Enfant blessé*;

iv. laisser s’exprimer le mantra de référence à travers l’Enfant blessé, baigné dans l’Océan de lumière;

v. s’abandonner en toute confiance à l’Être psychique et le laisser se manifester à travers nous;

vi. pendant 10 minutes minimum.

c) enfin, terminer en portant son regard intérieur sur ses deux pieds ancrés dans la terre, en récitant pour soi-même le mantra de référence, tout en se laissant accompagner par sa respiration lente et profonde. Pendant 10 minutes minimum.

2.4. Clôture: temps d’observation de l’expérience, de réorientation progressive et douce dans l’ici et maintenant, et de proclamation de bénédictions spontanées.

* Expression symbolique de la conscience des cellules de la personne bénéficiaire de la méditation. 



lundi 20 mars 2023

Méditer

Méditer sans se prendre la tête ? Quelques astuces pour aider à la déprogrammation de la conscience de nos cellules 


Objectif
: méditer me fait changer de vibration, entraîne un état modifié de conscience, donne accès à la fréquence ondulatoire de la réalité et cultive le non-agir pour laisser advenir ce qui est.  


Démarche
: (i) prononcer intérieurement un (des trois mentionnés ci-dessous) mantra pour faire vivre le divin (aka le Cosmos, l’Univers, la Puissance de vie, le plus Grand que nous, etc.) en nous et abandonner le monde de l'ignorance et du mensonge, (ii) en portant son regard vers certains centres énergétiques (chakra ou sephira) du corps et (iii) en s’appuyant sur sa respiration (inspiration puis expiration, cf. cohérence cardiaque).

(i) Mantra de Mère :

  • "Aum" (Ô Suprême)
  • "Namo" ([Je T'aime et]* Je m’abandonne à Toi)
  • "Bagavathé" ([Je T'aime et]* Tu Te manifestes à travers moi)
    • [Je T'aime et]* = traduction enrichie reçue la nuit du 06 mai 2023

(i) Mantra de Jésus : "Je** me ferai bonheur pour [prénom de la personne bénéficiaire]. Je me ferai" (Je** = la Puissance de vie, le Soi; pas le Moi individuel).

(i) Variante de Lacan : "Je suis ce que je suis. Et allez vous faire foutre!".

(ii) Chakra / Sephira :

  • D’abord : au-dessus du sommet du crâne = chakra couronne / sephira Kether (la Source);
  • Ensuite : dans le cœur = chakra du cœur / sephira Tiphereth (la Beauté);
  • Enfin : sous ses pieds posés au sol (ou dans le périnée, si assis.e en tailleur) = chakra racine / sephira Malkuth (le Royaume).


Contexte
: à pratiquer les yeux fermés, dans une position confortable (assis.e, couché.e, debout, statique ou en marchant), où que l’on soit, chaque fois que c’est possible et aussi longtemps que c’est agréable.

 



mercredi 6 septembre 2017

Kaléidoscope

Kaléidoscope raconte l’effort d’une âme pour s’incarner malgré sa prison conceptuelle. C’est un voyage à l’intérieur de la tête d’un philosophe praticien. 

Partant de ma clinique, je prends du recul critique sur ce que je fais dans mon cabinet de consultation et comment j'en suis arrivé là dans mon parcours biographique, avant de fournir des repères théoriques à ceux qui, comme moi, souhaitent poursuivre leur cheminement spirituel sans renoncer à l’usage public de la raison.

Le ton est lucide et drôle tandis que le contenu est dense et authentique. On y rencontre une série de personnages hauts en couleur qui forment mon bestiaire de la communication thérapeutique. Kaléidoscope se veut une pédagogie de la vie sur Terre.
 


Cette plaquette professionnelle peut être obtenue ici ou sur Amazon




dimanche 7 mai 2017

Métaphysique


Notes de travail pour une
métaphysique de la conscience


Logique :
1. L’être demande à être reconnu (l’amour, loi de la totalité) 
2. Réalité : la totalité est quaternité (axiome de Marie, Unus Mundus)
3. Rationalité : l'homme-signe est quaternité (sémiotique transcendantale, nombres premiers naturels)
4. Unicité : la communication est reconnaissance de soi dans l'autre (union des contraires comme médiation réciproque de la réalité et de la rationalité)

Physique : 
5. Le futur est potentialités, le passé est nécessité, le temps vécu est leur actualisation (double causalité)
6. L’âme est l’étincelle de la divinité dans la subjectivité 
7. L'individuation est l'hologramme du champ akashique
8. La liberté d'opinion donne corps à la conscience (magie)

Pratique : 
9. Une double spirale pour le devenir Soi : interroger le connu, explorer l’inconnu (déambulation sacrée)
10. Quatre points d’entrée complémentaires pour le Moi (subjectivité) : Je (ipséité), Tu (altérité), Nous (société), Vous (sacré)
11. Un seul rythme cosmique : la respiration (Yin-Yang, Tsimtsoum)
12. La désobéissance civile est la communication politique non violente de la Terre (espaces publics autonomes, écoféminisme)

Thérapeutique : 
13. Les technologies de l’esprit disciplinent l’inflation de l’Ego (soin spirituel du Je)
14. Les états non ordinaires de conscience facilitent le retraitement adaptatif des mémoires pathologiques (soin spirituel du Tu)
15. Les rituels oraculaires accueillent l’âme du monde (soin spirituel du Nous)
16. Les expériences transpersonnelles reconnectent la subjectivité à la source éternelle (soin spirituel du Vous) 


jeudi 10 avril 2014

NDE

Comment traduire "Near-Death Experience" (Raymond Moody), cette expérience exceptionnelle, cet état de conscience non ordinaire dont sont revenues transformées les personnes qui ont frôlé la "deadline" ? NDE : expérience de mort imminente, expérience de mort provisoire (Jean-Jacques Charbonnier), expérience aux frontières de la mort (François Brune), expérience de quasi-mort (Ian Wilson), expérience du seuil de la mort (Elisabeth Kübler-Ross), expérience de mort rapprochée, expérience de mort temporaire ? L'embarras sur la dénomination trahit le trouble de l'esprit : si l'état de choses est attesté factuellement, encore faut-il le penser humblement avant de prétendre pouvoir le connaître. 

Des personnes déclarées cliniquement mortes selon les critères médicaux (coma dépassé : arrêt prolongé du cœur et du cerveau) reviennent à l'état de veille ordinaire et partagent le récit de leur voyage, composé de deux parties : la phase de "décorporation", de sortie hors de leur corps physique, et la phase "transcendante", de sortie hors de notre réalité spatio-temporelle. 
  • De la première phase, les "expérienceurs" rapportent des perceptions globales et des informations (faits matériels, interactions comportementales, pensées de proches) inaccessibles depuis leur condition de mort clinique et pourtant vérifiées et validées après-coup. 
  • Dans la deuxième phase de leur expérience s'y ajoute un examen lucide et instantané de tous les épisodes marquants de leur vie, depuis une position de témoin en surplomb et en ressentant toutes les conséquences de leurs actes "en se mettant à la place de tout autre" (Kant). Cette "revue de vie", éclairée par les questions "Qu'as-tu fait de ta vie ?" et "Comment as-tu aimé ?", est source d'une restructuration en profondeur de leur propre biographie. 
  • Dans le meilleur des cas, le caractère ineffable de ce vécu-limite, quasi-mystique, culmine dans la réappropriation sereine et altruiste de leur existence, ici et maintenant. Il arrive aussi que la NDE soit négative, effrayante voire angoissante, ou qu'elle soit censurée et refoulée par peur d'être taxé de fou par son entourage.
Tel est le scénario typique reconstruit à partir des nombreux témoignages recueillis depuis les années 80', sous la pression des améliorations constantes des techniques de réanimation. Dernier en date : le destin transformé du Dr Eben Alexander, ce neurochirurgien revenu au 7e jour de sa mort cérébrale d'un coma sans espoir, le plus improbable ambassadeur choisi pour partager son expérience du paradis. 

Et c'est ici que les Romains s'empoignèrent : 
  • d'un côté : les sceptiques, Susan Blackmore la première, s'enferrent dans des combats d'arrière-garde, traquant les erreurs de méthodologie pour disqualifier toute anomalie qui menacerait leur dogme matérialiste mécaniciste de l'émanation de la conscience à partir du substrat neuronal ; 
  • de l'autre côté : les télé-évangélistes, marchands du temple et autres charlatans de l'occulte y trouvent la preuve de la métempsychose (la réincarnation de l'âme) et surtout le prétexte pour écouler leur fond de commerce de "mixtures narcissico-orientalo-sportives à la californienne" (Marcel Gauchet) ;
  • au milieu : des scientifiques curieux, guidés par la seule recherche collaborative de la vérité, formulent des "fables" (Ervin Laszlo) en espérant que leurs hypothèses iconoclastes élargissent un jour notre explication des expériences vécues (parfois collectivement comme les NDE partagées, spontanées ou induites) et des faits rapportés par des millions de personnes (15% des victimes d'arrêt cardiaque ont vécu une NDE).  
S'il faut rendre à César ce qui appartient à César, à quel saint se vouer ? Si conceptuellement la mort est un passage sans retour et dont concrètement nous cherchons à repousser la limite inexorable (par la connaissance expérimentale, l'innovation technoscientifique ou l'expérience spirituelle), alors que faire de ce qui est là : ce qui nous tombe dessus, que nous vivons comme vrai et qui échappe à nos schémas cognitifs et émotionnels ?

Le paranormal est normal : entre 30 et 50% de la population générale reconnaissent avoir vécu au moins une fois dans leur vie une expérience exceptionnelle (Renaud Evrard). S'agit-il tout simplement d'hallucinations ou de délires habituellement attribués à la psychose ? Plus qu'une explication scientifique ou une réduction psychopathologique de nos expériences vécues (deux formes de méconnaissance objectivantes) nous devons aussi pouvoir bénéficier d'une intercompréhension inconditionnelle afin d'accepter les événements exceptionnels qui nous arrivent et de les intégrer en cohérence dans notre processus d'individuation. 

Personnellement, je me suis surpris à abandonner mes résistances cartésiennes sans renoncer à ma foi rationnelle, ni à mon jugement critique. Appelons cela de l'agnosticisme. C'est le résultat d'un cheminement souterrain, documenté par quelques incursions dans des lectures ésotériques et guidé par le souci professionnel d'offrir, sans complaisance, une oreille bienveillante à mes interlocuteurs. Et puis soudain... fondre en larmes en évoquant le pari de Pascal, me laisser toucher par l'intelligence du coeur et préférer mes épreuves aux preuves.
 

Bibliographie sélective :
- Dr Eben Alexander, La Preuve du paradis, 2013
- Allan Botkin, La communication induite après la mort, 2014
- Père François Brune, Les morts nous parlent, 2 vol., 2006
- Père François Brune, Christ et karma. La réconciliation ?, 2012
- Père François Brune & Rémy Chauvin, A l'écoute de l'au-delà. Les preuves de la survie de l'âme, 2003
- Etzel Cardena, Steven Jay Lynn & Stanley Krippner, Varieties of Anomalous Experience : Examining the Scientific Evidence, 2013 
- Jean-Pierre Changeux & Paul Ricoeur, La Nature et la Règle. Ce qui nous fait penser, 1998
- Dr Jean-Jacques Charbonnier, Les 3 clés pour vaincre les pires épreuves de la vie. L'enseignement spirituel des expériences de mort provisoire, 2013
- Sylvie Déthiollaz & Claude Charles Fourrier, Etats Modifiés de Conscience. NDE, OBE et autres expériences aux frontières de l'esprit, 2011
- Pr Régis Dutheil & Brigitte Dutheil, L'homme superlumineux, 1990
- Renaud Evrard, Folie et paranormal. Vers une clinique des expériences exceptionnelles, 2014
- Michael Harner, Caverne et cosmos. Rencontres chamaniques avec une autre réalité, 2014
- Dr Jean-Pierre Jourdan, Deadline. Dernière limite, 2006
- Elisabeth Kübler-Ross, La mort est un nouveau soleil, 1988
- Ervin Laszlo, Science et Champ Akashique, 2 vol., 2004
- Ervin Laszlo & Jude Currivan, CosMos. Guide de cocréation du Monde-Entier, 2008
- Hedwig Marzolf, Libéralisme et religion. Réflexions autour de Habermas et Kant, 2013
- Dr Raymond Moody, La vie après la vie, 1977
- Dr Raymond Moody, Lumières nouvelles sur la vie après la vie, 1978
- Dr Raymond Moody, Témoins de la vie après la vie, 2010
- Ludovic Pannatier, Les problèmes de modélisation des expériences de mort imminente. Etude des objections et création d'un système épistémologique pour comprendre l'émergence d'un nouveau paradigme, 2010 (PDF)
- Dean Radin, La conscience invisible. Le paranormal à l'épreuve de la science, 2000
- Dean Radin, Superpouvoirs. Science et Yoga : enquête sur les facultés humaines extraordinaires, 2014 
- Werner Schiebeler, Ainsi vivent les morts. Aide mutuelle entre ce monde et l'au-delà, 2000
- Djohar Si Ahmed, Pour une psychanalyse des expériences exceptionnelles. Comment penser le paranormal, 2014
- Danielle Vermeulen, NDE et expériences mystiques d'hier et d'aujourd'hui, 2007
- Carl Wickland, Trente ans parmi les morts. Un psychiatre et sa femme aident les âmes en peine, 2012 
- Ian Wilson, Enquête aux frontières de la mort, 1998

lundi 2 septembre 2013

Au-delà

Mes lectures de vacances m’ont conduit dans des territoires inconnus : explorer la réalité non ordinaire et mettre à l’épreuve mes préjugés cartésiens autour de la notion d’"âme", jusqu’alors marquée dans la tradition occidentale par l’interdit métaphysique. En tant qu’objets non mesurables matériellement, l’âme, l’esprit ou la conscience sont frappés d’excommunication, selon la conception techno-scientifique que la raison moderne a d’elle-même.

Ce dualisme a des effets pervers sur le terrain : d’un côté, le marché du spirituel prospère avec son florissant bazar d’accessoires, de mystifications et de diseurs de bonne aventure (voir le cas particulier analysé par l'Observatoire belge des sectes). De l’autre côté, le matérialisme scientifique campe sur ses certitudes, cramponné à ses dogmes d’arrière-garde. En matière de santé mentale, le récent DSM-5 illustre les apories de la médicalisation forcenée des comportements – quand la promotion du recours à la chimie pharmaceutique fait écho à l’abaissement des seuils de tolérance aux risques psychiques. Alors, comment faire droit à ce qu’il se passe parfois de "non habituel" dans mon cabinet de consultation et éviter Charybde sans tomber dans Scylla ? 
 
Laissons aux sophistes le soin de se quereller sur le sexe des anges ou les manifestations de la permanence de l’âme : du point de vue clinique, le paranormal est normal. L’objectif du thérapeute est de faciliter l’individuation – l’advenir soi – de son client dont le cheminement spirituel est marqué par des surprises, des anomalies ou des hiatus. Et, pour le client, il s’agit de déterminer face à cette "inquiétante étrangeté" ce qui, en lui, est aussi à l’origine de ce qu’il lui arrive, afin de lui permettre de surmonter la dissonance cognitive et d’intégrer son expérience vécue à sa biographie. A l'Institut Parapsychologique d'Utrecht (Pays-Bas), le "counseling philosophique" offre un accueil interdisciplinaire et non médicalisé aux personnes qui vivent des expériences exceptionnelles et cherchent à restructurer leur vision du monde après cette expansion de conscience.

Ensuite, comment soigner les blessures invisibles sans fourguer des suppléments d’âme et se donner bonne conscience à bas prix ? Deux pratiques d’états de conscience modifiés m’intéressent : le "recouvrement d’âme" et le "dégagement (ou extraction) d’entité". Dans le premier cas, il s’agit de réintégrer des fragments de personnalité dissociés au noyau identitaire et d’en restaurer l’horizon de potentialités. Dans le second cas, il s’agit d’éliminer des interférences parasitaires pour l’équilibre personnel et ce qui a prédisposé ces attachements toxiques. Récupération d’alters ou délivrance d’intrus, la visée est commune : libérer les nœuds de déperdition énergétique, faciliter les processus spontanés d’auto-immunité et d’auto-guérison, et aligner, dans son corps, les composantes physiques, émotionnelles, mentales et spirituelles de la personne. Panser le trauma, c’est, par la pratique philosophique, envelopper l'homme-signe dans ses peaux d'âme.

Enfin, comment vivre ce que nous croyons ? J’ai documenté cette question avec quelques livres, référencés ci-dessous. Voici ce que j’en retiens, en une synthèse intégrative. 
  • Le client, guidé dans sa visualisation par le professionnel, parcourt 7 étapes majeures : ancrage terrestre >> ouverture des vortex énergétiques >> connexion aux ressources protectrices et réparatrices >> purification et rééquilibrage des nœuds >> soins intentionnels spécifiques >> cautérisation des plaies >> élimination des scories et clôture. 
  • Conformément à la loi de l’attraction, cet itinéraire de guérison est animé par une intention, scandée en soins premiers : demander pardon, exprimer sa gratitude & se savoir reconnu. 
  • L’acquiescement négocié des parties concernées, quelle que soit leur nature (vivante ou morte, humaine ou non humaine, lumineuse ou obscure), garantit la qualité de la collaboration thérapeutique et la pérennité de ses résultats. 
Et si c’était, réflexion faite, les ingrédients de la "psychologie positive" et du bonheur profane ?

Sources :
Allen, Sue (2007), Spirit Release. A Practical Handbook, O Books
Baldwin, William J. (2003), Healing Lost Souls. Releasing Unwanted Spirits from Your Energy Body, Hampton Roads
Chambon, Olivier (2012), Psychothérapie et chamanisme, Guy Trédaniel éditeur
Deligné, Anne (2013), L’emprise des âmes, Editions Exergue
Fiore, Edith (2000), Les esprits possessifs, Editions Exergue
Harner, Michael (1980), La Voie du chamane : un manuel de pouvoir et de guérison, Mama Editions
Harner, Michael (2014), Caverne et cosmos. Rencontres chamaniques avec une autre réalité, Mama Editions 
Huguelit, Laurent (2012), Les Huit Circuits de conscience. Chamanisme cybernétique & pouvoir créateur, Mama Editions
Huguelit, Laurent & Chambon, Olivier (2010), Le Chamane et le Psy : un dialogue entre deux mondes, Mama Editions
Ingerman, Sandra (2006), Recouvrer son âme et guérir son moi fragmenté, Guy Trédaniel éditeur
Ingerman, Sandra (2012), Initiation au voyage shamanique, Véga
Kramer, Wim, Bauer, Eberhard & Hövelman, Gerd (2012), Perspectives of Clinical Parapsychology. An Introductory Reader, Stichting Het Johan Borgman Fonds
Pratnicka, Wanda (2002), Possessed by Ghosts. Exorcisms in the 21st Century, Centrum publishers

dimanche 9 juin 2013

Hypnose

L’hypnose, on en fait tous au quotidien sans le savoir. Ne vous est-il pas déjà arrivé de déconnecter de l’instant présent, d’avoir la tête dans les nuages, de rêver éveillé, d’avoir l’esprit ailleurs, de flotter bercé par les conversations de votre entourage ?

C’est ce que Milton H. Erickson appelle la "transe commune quotidienne". Et cette envie irrépressible de s’absorber intensément en soi-même, pendant 10 à 20 minutes, notre corps nous y invite chaque jour, toutes les 90 à 120 minutes environ (les cycles ultradiens). De tels états de conscience non ordinaires peuvent être encouragés, déclenchés ou augmentés, sans recourir aux technologies électroniques de réalité virtuelle.

Cette sollicitation à s’abandonner renvoie à un instinct vital de nous reconnecter à nos ressources spontanées d’auto-guérison et au besoin de resynchroniser nos rythmes biologiques, psychologiques et sociaux afin de transformer les turbulences de notre environnement.

Parfois les chemins de la vie nous ont éloigné de ce que nous avions appris à faire naturellement et en y prenant plaisir. L’accompagnement d’un thérapeute devient alors nécessaire afin de faciliter l’accès à notre immense réservoir non-conscient de possibilités dormantes. Ou simplement pour mobiliser des moyens plus écologiques sur le plan personnel de devenir congruent : à la fois faire ce que l’on dit que l’on fait et dire ce que l’on fait que l’on dit. Bref, l’hypnose c’est d’abord une communication efficace parce qu’authentique.

Et comme nous avons tous l’art de devenir, il n’y a rien besoin de faire, ni rien besoin de savoir pour entrer en transe. Simplement laisser notre corps trouver une position confortable, en plein accord avec toutes les parties de notre existence. Le rôle de l’hypnothérapeute est, lui aussi, d’en faire le moins possible. Être là, quoi qu’il arrive, comme un socle de sécurité pour son patient en lui consacrant son attention inconditionnelle. Simplement utiliser et amplifier ce que le patient apporte, consciemment et inconsciemment, afin de lui permettre d’être auprès de lui-même et au plus près de ce qu’il fait déjà.