lundi 27 février 2023

Blablacan

Nouvelle étape à l'école du rêve pour me laisser plonger dans les profondeurs de la tradition psychanalytique : l'enseignement reçu ces derniers jours portait sur Lacan.

Mon préjugé sur Lacan était d'avoir affaire à un bavardage obscur et verbeux, produit à la cantonade par un maître-penseur autoritaire et prétentieux. Quel bataclan.

Surprise, j'ai bénéficié d'une traduction et d'une translation alchimiques, opérées par un Pierre Trigano philosophal. Sous sa lumière, le jeune Lacan était déjà un Lacan Jung, annonçant le vieux Lacan claquant le bec au père Sigmund, illustration de courants hérétiques dans la psychanalyse. Retour sur Lacan, retour à Jung.

Ensuite, j'ai fait l'expérience d'un déplacement dans la matière psychique qui décentre mon point de vue sur la vie. Méditer me fait changer de vibration, entraîne un état modifié de conscience, donne accès à la fréquence ondulatoire de la réalité et cultive le non-agir pour laisser advenir ce qui est. Comme ce voyage initiatique conduit par ma belle inconnue aux yeux verts, rencontrée dans mon rêve ci-dessous, en ouverture du stage.

Bref, je suis arrivé en blabLacan/r. Je repars en tram.

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Mon rêve du 23 février 2023

"Je rentre dans un tram par l'arrière. Il vient de démarrer. C'est une jeune femme qui m'ouvre la porte de l'intérieur. Je rejoins cette jeune femme inconnue dans le cockpit du tram. Elle m'explique qu'elle n'est pas habituée à manœuvrer ce genre de véhicule hypermoderne dans les rues étroites de la vieille ville.

Ensuite, une fois arrivés à destination, elle se baigne dans un bassin blanc en forme d’œuf, tout en me parlant tranquillement. Je suis surpris de constater qu'une telle baignoire équipe les transports collectifs. Je suis également nu, un peu gêné par la situation érotique.

Nous marchons ensemble dans la rue. Elle me demande où je souhaite l'amener. Je lui réponds que je la conduis dans un parc. Elle n'a pas l'air ravie par cette perspective et me demande si je sais cuisiner des cailles. Je la regarde et constate qu'elle a de beaux yeux verts, profonds et clairs.

Je lui réponds qu'il faut d'abord leur couper la tête avant de les éviscérer et de les plumer. Elle me dit 'Non, pas du tout. Il faut, vivantes, leur mettre le bec dans le gosier. Il faut retourner leur tête dans le ventre tout en les gardant vivantes, pour former une sorte de boucle'.

Nous nous approchons d'une gare, dans la pénombre, en chemin vers l'endroit où cette jeune femme nous amène.

Pendant que nous marchons, elle glisse sa main dans mon pantalon et me caresse les fesses. Pendant qu'elles sont à nu, et tout en marchant et en discutant, elle me masturbe le sexe. Je suis gêné mais c'est agréable."

 

mardi 31 janvier 2023

Aspie

"Bizarre", "décalé", "exubérant", "original", "intempestif".

Si "Je est un autre", je suis des vôtres.

La liste est longue des perceptions dissonantes de moi, ressenties en interne ou renvoyées de l’extérieur.

Et aussi : excessif, complexe, cinglant, hypersensible, extralucide, imprévisible, déroutant, maladroit, fragile, attachant, rigide, glaçant, inadéquat, envahissant, perdu, turbulent, intense, épuisant, agité du bocal, hors sol, spécimen, déconnecté, olibrius, spécial, zigoto, hors norme, hurluberlu, handicapé social, énergumène. Ou encore : entier, visionnaire, drôle, dévoué, poétique, romantique, épuré, minimaliste, humble, autodérisoire, résilient, inspirant, passionné, exalté. Et parfois : précurseur, penseur, guerrier, mentor, inspiré.

Dresser cet inventaire des descriptions, stigmatisantes, compatissantes ou admiratives, dont j’ai fait l’objet n’a pas pour but de me poser en victime persécutée, monstre de foire exotique ou héros méconnu. Pourquoi devoir attendre la carte Vermeil pour faire son coming-out d'autiste Asperger et partager les enseignements de son parcours sinueux?

Surtout que l'intuition d'être en porte-à-faux par rapport aux règles de la société (et aux attentes sociales qui y sont sédimentées) peut alimenter une psychopathologisation de soi-même (qu'est-ce qui cloche en moi?) autant qu'elle peut exciter la curiosité de valider l'auto-diagnostic de son handicap invisible (ma différence fait-elle vraiment la différence?). 

"Impossible de vivre avec, difficile de vivre sans" disait maman de papa. Aujourd’hui, je peux refermer le kaléidoscope étourdissant des versions infinies de moi-même. 

Et cesser le bruit mental permanent pour tenter de faire la part du feu quant à ce que je dois accepter dans mon logiciel interne (ce qui est gravé dans le dur neuronal), ce que je peux apprendre pour en améliorer les compétences et les performances (expliquer les humains et interagir avec les créatures neurotypiques), et là où je risque de me suradapter, avec le risque d'effondrement interne (la tempête émotionnelle m’anéantit), d'escalade externe (drama queen, j'impose mon show sans vergogne) ou de plantage généralisé (courts-circuits et je m'éjecte en urgence), lorsque le camouflage du caméléon est percé à jour ou le filtre qui contrôle ma bulle est saturé de stimulations sensorielles, d'interactions sociales ou de représentations conceptuelles.

Quelles attitudes adopter devant le risque de se noyer dans le trop-plein de la vie? Faire simple alors qu'on peut faire compliqué? Apprendre à s'écouter parler afin d'éviter de parler pour ne rien dire? Se doter d'une bulle psychique portable par autohypnose, cohérence cardiaque ou méditation? Préférer la compagnie fraternelle des autres qu'humains à la fréquentation fébrile des normopensants? S'inventer un environnement synthétique dont on aurait le contrôle total? S'impliquer politiquement pour déconstruire le validisme et défaire le système toxique qui le sous-tend?

Recevoir la confirmation par un professionnel chevronné de ma condition d'Aspie est un soulagement émotionnel et un apaisement cognitif. J'exprime aussi mes remerciements pleins de gratitude à celleux qui ont supporté si longtemps, et parfois souffert, des versions toxiques de moi. Je témoigne enfin pour que, parent, partenaire ou professionnel.le, les personnes qui s'y reconnaîtraient écoutent la voix intérieure qui leur réclame maladroitement d'être considérée dans sa spécificité.

 

 

lundi 30 janvier 2023

Amours

Quelques notes sur comment nourrir et habiter nos relations qui comptent. En confiance, conscience et consentement.

 1. Sur quel modèle de vivre ensemble s’entendre entre partenaires de vie? Il existe une pluralité d’options sur un continuum allant de la relation monogame exclusive ("la fidélité inconditionnelle") à la plus infinie ouverture relationnelle possible ("le libertinage débridé").

Et en passant par toutes les combinaisons d’explorations sensorielles et d’expérimentations sexuelles, plus ou moins ludiques, tolérées ou improvisées. Il y a aussi autant de manières d’aménager le partenariat conjugal avec ou sans symétrie requise, permission préalable, interrogation ultérieure, réciprocité concédée, etc.

2. Dans son Nouveau guide des amours plurielles (2019), Françoise Simpère introduit des distinctions utiles pour aménager la liberté et la complicité dans le couple.

Le "compagnon" ou la "compagne" désigne le partenaire de vie durable alors que les "amoureux" et "amoureuses" décrivent les passions passagères et/ou les aventures de cœur complémentaires à la relation stable et principale.

L’autrice recommande aussi de :

  • ne pas se mentir (par rapport à ses propres besoins, sentiments et ressentis);
  • tout en étant fidèle (sans être exclusif.ve) avec chacune des relations investies;
  • en témoignant de discrétion dans les comportements (pour ne pas blesser ou humilier l’autre, compagne.on ou amoureux.se, sous couvert de transparence).

Bref, toute la gamme de l’authenticité à explorer, tout en se laissant surprendre par l’inconnu.e.

3. J'ai ressenti le besoin de cartographier : cela donne ma "boussole de l'amour". Cela me permet de communiquer où j'en suis. Et avec qui.

Ma boussole de l'amour ressemble à 5 cercles concentriques :

  • relations sociales / vert;
  • complicités sensuelles / bleu;
  • amitiés érotiques / jaune;
  • passions amoureuses / rouge;
  • mariage sacré / violet.

J'articule :

  • interactions (externes) et ressentis (internes);
  • sur 3 plans (attirance, intimité et engagement);
  • et, pour chacun d'eux, 3 critères cumulatifs (tête / pensées + règles, cœur / émotions + valeurs et ventre / instincts + intuitions).

 ***

24 août 2023 : aimer, c'est nourrir la croissance spirituelle des partenaires, disait bell hooks. Ou comment le Soi travaille, en cultivant la conversation entre les sexes, à l'évolution de nos âmes. La recherche sur nos sentiments et pratiques amoureuses clarifie conceptuellement nos émotions et montre comment elles évoluent historiquement en tant qu'indicateurs et normes d'interactions sociales.  

La compersion, indicateur de succès dans le soin pris à la relation amoureuse.


 

dimanche 1 janvier 2023

Résurgences

Mes intentions pour l'année qui s'ouvre :

  • faire de ma maison un lieu d'accueil, un havre de paix et une base arrière pour mes proches;
  • nourrir et habiter le grand amour de ma dernière période de vie;
  • apprendre et pratiquer le soin spirituel au service de l'autodéfense populaire du vivant;
  • cultiver l'humour, le bonheur et la générosité dans tous les aspects de mon existence. 

 Plus vieux, plus pieux.

 

 
 

dimanche 13 novembre 2022

Pharaon

Chers David, Pieter et Wouter, 

Chers camarades de lutte, 

 

Voilà déjà 10 jours que vous êtes enfermés aux Pays-Bas par décision judiciaire. Vous êtes nos premiers prisonniers politiques pour la justice écologique et sociale. Bravo pour votre sacrifice non-violent. 

 

Par votre action provocatrice, vous avez tenté de (res)susciter le sentiment de sacré que nous inspire notre Terre-Mère. Une expérience morale liée au beau, profané par nos comportements de mécréants lorsque nous saccageons la nature vivante par notre inactivisme de citoyen.nes obéissant.es autant que les criminels climatiques. 

 

Vous avez témoigné – par votre détermination devant les représentations abstraites de la nature exhibées dans des institutions muséales – que l’écocide est aussi un crime contre notre humanité. Votre attentat poétique, par son désespoir lucide et surréaliste, met en lumière notre indispensable interconnexion avec le vivant en nous et autour de nous. 

 

Je salue votre foi qui nous donne le courage de continuer la lutte. Je sais que la vie aura le dernier mot, quoi qu’il nous en coûte. Moïse autant que Spartacus libéreront les esclaves du joug de notre servitude volontaire. Que tremble Pharaon. 

 

Le moment venu, je vous recevrai gracieusement, en français ou en anglais, à Bruxelles, comme médecin de l’âme, pour vous aider à digérer psychiquement les souvenirs traumatiques liés à votre action, votre arrestation et votre détention. 

 

Avec amour et courage.




18.11.2022 : "Les trois militants écologistes belges qui avaient attaqué le Vermeer sont libres".

samedi 22 octobre 2022

Vendredi 21

La scène se passe dans un chalet. Nous sommes 6-8 personnes, à faire des expériences et à préparer des opérations dans le plus grand secret. Je ne connais pas les participant.es, ni la cible, ni la finalité de notre activité. Je sais que nous ourdissons un complot.

Nous changeons de salle pour partager nos résultats et préparer leur restitution publique. Un grand homme, maigre, roux, au ton blafard et à la peau jaune (la caricature du savant fou, tout en étant un peu repoussant), écrit sur le tableau blanc des mots en allemand, en style gothique, péniblement et sur un mode robotique. Mots que je devrais prononcer en tant que porte-parole du groupe et signature de nos travaux.

Je m'insurge et saute littéralement à la gorge de cette étrange créature, charismatique et abjecte à la fois, en lui disant que ce qu'il a écrit sur le tableau ne veut rien dire, est une caricature sordide de l'allemand, pleine de ressentiment et de règlement de comptes, et trahit nos travaux tels qu'ils avaient été élaborés et validés ensemble dans l'autre pièce.

 ***

J'ai reçu ce rêve vendredi 21 octobre 2022, au Mas de Luzière, dans le cadre d'un stage de Thérapeutique de la Kabbale. La nuit précédente, j'avais été réveillé par des battements d'ailes autour de moi : deux chauves-souris virevoltaient dans ma chambre, comme si elles me partageaient un message invisible, en ce jour anniversaire de la mort de mon père.  

Ce samedi, le point de réalisation de ma conversion spirituelle, engagée début de l'année, est atteint en recevant le rêve suivant : 

"Ce matin, quand mon réveil a sonné, j'étais occupé à expliquer aux personnes réunies autour de moi que, né dans un corps de garçon, j'étais en réalité une femme". 




mercredi 5 octobre 2022

Nécrose

 Stopper la nécrose du monde  [1]

  


Acteur du mouvement pro-climat, qu’aies-je retenu de l’interpellation de la 1e Université d’Été des Immenses (2021) ?


Et que répondre aux chapitres "Zéro déchet humain ou contre l’économie du gaspillage (humain)" (pages 28-48 & 164-183 des Actes de l’Université d’Été 2021) ?



I.    La revendication immense [2] : être respecté.e


J’en distingue trois aspects :


a)  la reconnaissance comme enjeu moral de visibilité. C’est la dignité de la prise de parole des moins-que-rien pour retourner leur stigmate contre la domination;


b)  la réparation comme enjeu social d’inclusivité. C’est la pertinence écologique des sentinelles surnuméraires pour restaurer nos mondes épuisés;


c)  la révolution comme enjeu politique d’égalité. C’est la promesse émancipatoire de l’avant-garde des laissé.es-pour-compte pour abolir les oligarchies.



II.    Préférer les "climateux" au mouvement pro-climat


Je m’exprime ici comme membre d’Extinction Rebellion Belgium.


"Climateux" : c’est ainsi que les camarades Gilets Jaunes de Belgique moquent le mouvement pro-climat. 


Dans la foulée, dissipons quelques idées préconçues. Les clichés ont la peau dure.



a)    Le mouvement pro-climat n’est pas homogène


On y trouve des méditant.es, des militant.es et des combattant.es, des automobilistes et des cyclistes, des anticapitalistes chevronné.es et des boomers repenti.es, des altruistes et des survivalistes, des croyant.es et des sceptiques, des végan.es et des carnistes, des salarié.es et des volontaires, des conspirationnistes et des conformistes.


Tout l’éventail de la société civile éco-anxieuse, des réformistes aux révolutionnaires.



b)    Le mouvement pro-climat ne s’intéresse ni aux ours polaires, ni aux pandas


Il soutient plutôt l’écologisme des pauvres, leurs luttes pour obtenir réparation des pertes et des préjudices infligés par l’extractivisme. Lequel réduit le vivant à un réservoir de ressources et à un dépotoir de déchets afin d’assouvir l’avidité du profit.


Le mouvement pro-climat s’oppose aussi au long-termisme (ou "altruisme efficace"), la nouvelle dystopie eugéniste et transhumaniste des ultra-riches.



c)    Le mouvement pro-climat ne fantasme pas la convergence des luttes


Loin des querelles byzantines dont la gauche institutionnalisée a le secret, le mouvement pro-climat prône le principe du respect de la diversité des tactiques pour obtenir, sur tous les fronts, le changement structurel du système toxique qui nous empoisonne.


Ces clarifications faites, qu’apprendre des Immenses ?



III.    Le monde est devenu immonde  [3]


Dans le contexte du "cataclysme climatique" (dixit le GIEC en 2021), les Immenses accusent les Immondes.


Les Immondes sont les structures sociales et les politiques publiques qui rendent notre monde inhabitable, à tous les échelons géographiques. L’inhabitabilité de notre Terre, le franchissement irréversible des 9 limites planétaires, c’est la fin de l’"écoumène" (Augustin Berque).


Pour les Immondes, plus rien ni personne n’est à l’abri. A commencer par les régions et les populations les plus impactées de la planète (les "MAPA", dans le jargon des climateux). Sur une planète qui brûle, nous sommes déjà tou.tes privé.es de chez-soi.


Les Immondes sont les maîtres de la "nécropolitique", ce pouvoir exorbitant et discrétionnaire de décider qui peut vivre et qui doit mourir (selon les termes d’Achille Mbembé).



IV.    Notre planète est un zoo


En tant qu’immondices, les déchets humains sont l’indice indicible de l’im-monde.



a) Ce que nous faisons

  • Prisons, camps et hospices : invisibiliser les surnuméraires.
  • Élevage, marquage et traçage : façonner les populations.
  • Confinement, isolement et rationnement : dresser les comportements.
  • Aliénation, exploitation et massification : détruire les âmes.


b)    Ce que nous nous faisons


  • En réduisant les animaux à des choses, c’est notre propre extermination comme espèces vivantes que nous préparons.
  • En traitant les animaux comme des bêtes, c’est notre propre assujettissement comme individus singuliers que nous organisons.
  • En manquant d’humanité pour les animaux, c’est notre propre capacité à rêver et à aimer que nous détruisons. 
  • La déconsidération de nos interdépendances nourrit la sidération de nos inconscients.


c)    Ce que nous nous laissons faire

 

  • Humains et animaux, nous sommes la matière première des intelligences artificielles qui gouvernent le capitalisme.
  • Animaux et humains, nos existences sont vidées de leur substance pour servir le dépaysement d’une élite hors sol.
  • Humains et animaux, nos mondes sont encapsulés dans des environnements synthétiques.
  • Animaux et humains, nos futurs sont en captivité. 


V.    Aujourd’hui que faire ?


J’identifie quatre axes stratégiques.



a)  Dés-espérer. Poser un diagnostic lucide de l’époque et faire le deuil de faux espoirs. Les riches et les puissants mènent une guerre non déclarée et sans pitié contre le vivant et personne n’est épargné.


b)  S’organiser. Face à cet ennemi, définir et escalader nos priorités d’autodéfense populaire. De manière cumulative : faire peur (déstabiliser), faire mal (désarmer) et faire l’amour (pardonner).


c)  S’enraciner. Devant ce Mal qui vient, se préparer à une résistance civile effective et non-violente. Y compris en bâtissant des bases arrières, en développant une branche clandestine et en recrutant des infiltré.es dans l’appareil d’État.


d)  Décroître. En réponse à ce diagnostic, réaliser des expériences de pensée collectives pour visualiser notre futur désirable. Par exemple : "Quelles seraient nos institutions dans un monde à +4° (par rapport à l’ère préindustrielle) et sans énergies nucléaire et fossiles, ni monnaie-dette, sans exploitation animale, sans violences sexistes et sexuelles, et sans police ni milice ?".

 


VI.    Considération finale


Nous sommes au cœur d’un combat spirituel qui se décline dans une multitude de champs de bataille où s’exprime l’enjeu existentiel ("effondrement", "extinction", "extermination", "annihilation"). Laissons-nous à des psychopathes le pouvoir discrétionnaire de décider qui peut vivre et qui doit mourir?


Ce qui est avec les Immenses est bien plus grand qu’avec les Immondes.


Cela me donne la force d’avoir le courage de poursuivre la lutte pour stopper la nécrose du monde.



[1] Intervention de Boris Libois, membre d’Extinction Rebellion Belgium, dans le cadre de la sortie officielle de Politique et immensité (Théâtre de la Balsamine, Bruxelles, 06 octobre 2022). En vidéo.

[2] "Acronyme d’Individu dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences. ‘‘Immense’’ est la dénomination, ni stigmatisante ni réductrice, desdits sans-abri, sans-domicile, sans-logis, sans-papiers, SDF, précaires, mal-logés ou habitants de la rue. 1. Le mot ‘‘immense’’ est plus respectueux, sans conteste, et l’irrespect est ce dont beaucoup d’immenses se disent victimes. 2. Le mot ‘‘immense’’ n’est pas que du politiquement correct. Il y a un programme politique derrière." (p. 67, Politique et immensité).